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Taken

juillet 21, 2009

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Taken (2008) de Pierre Morel. Avec Liam Neeson et Maggie Grace.

Bryan (Liam Neeson), ancien agent des services secrets américains, est divorcé et se voit perdre la garde sa fille unique Kim (Maggie Grace). Âgée de seulement dix sept ans, Kim souhaite voyager en Europe avec sa meilleure amie Amanda afin d’assister à la tournée européenne de U2. Sous l’influence de son ex-femme et au vu de l’insistance de sa fille, Bryan autorise cette dernière à réaliser son voyage. Seuleument, à peine arriver à Paris, Kim et Amanda se feront enlever par un gang spécialisé dans la prostitution. Bryan décide alors de se rendre en Europe pour aller sauver sa fille. Il ne dispose que de quelques heures.

Pierre Morel, comme à son habitude, nous propose un film plein d’action et de gros bras. Des fusillades en veut tu, en voila; voici ce qui pourrait à première vue caractériser Taken (surtout à la fin du film). Bryan, possédé par son amour envers sa fille, est seul contre tous et cela ne lui posera pas énormément de problèmes. Certes, c’est le genre qui veut ça, mais les péripéties du protagoniste paraissent vraiment trop “grosses” pour ne pas nuire à la crédibilité du film. Comme par exemple le moment où Bryan saute d’un pont pour atterrir sur un bateau qu’il suivait en voiture depuis le périphérique parisien (le tout en sens inverse bien entendu).

Malgré cela,  la trame de Taken reste prenante notamment grâce à un rythme effréné. Il clair que vous ne pourrez vous ennuyer devant votre écran, même si le film ne réussira jamais à vous surprendre.  Liam Neeson s’en sort plutôt bien et est très crédible (contrairement au film) dans ce rôle qui lui va finalement assez bien. Les autres acteurs ne méritent même pas d’être cités.

Taken est donc un film qui ne restera pas dans les annales. Cependant, si vous aimez le genre (c’est à dire action avec un zeste de thriller), vous ne serez pas déçu. Comme dit précédemment, on ne s’ennuie pas et c’est bien là l’essentiel.

A consommer avec modération.

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Elephant

juillet 17, 2009

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Elephant de Gus Van Sant (2003). Avec John Robinson, Alex Frost et Eric Deulen.

La journée banale d’un lycée américain par un jour d’automne. Terrains de sport, bibliothèque, cantine et couloirs laissent penser que cette journée se déroulera comme à son habitude. Mais, non loin, un drame se dessine.

Elephant est l’adaptation cinématographique de la terrible fusillade du lycée Columbine qui eu lieu le 20 avril 1999 et qui couta la vie à douze lycéens et un professeur.

Le film se veut très réaliste, Gus Van Sant voulant en faire une œuvre à part entière où le spectateur devient acteur. Le rythme est donc très lent, et chaque action des personnages est présentée comme elles auraient pu l’être dans la réalité. Cette mise en scène très particulière fait d’Elephant un film pouvant être classé dans la catégorie “film expérimental” comme le sont aussi Gerry et Last Days. Soulignons que le réalisateur a choisi de découper le film en plusieurs parties présentant chacune la journée d’un personnage en particulier. De plus, le déroulement du film n’est pas chronologique et de nombreux flashback viendront perturber plus d’un spectateur.

A travers son film, Gus Van Sant veut montrer que la violence qui anime les deux lycéens, qui sont par ailleurs doté d’une forte intelligence, pourraient provenir de leur environnement qui leur est néfaste. Par exemple, les jeux vidéos sont ainsi particulièrement décriés ainsi qu’Internet qui offre la possibilité à n’importe qui de se procurer des armes.

Véritable coup de cœur personnel, Elephant mérite pleinement sa palme d’Or au festival de Cannes au vu de sa mise en scène, de son intensité finale, et du talent de son réalisateur.

A consommer sans modération.

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Public Enemies

juillet 15, 2009

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Public Enemies de Michael Mann. Avec Johnny Deep, Christian Bale et Marion Cotillard.

Public Enemies retrace l’histoire vraie de John Dillenger (Johnny Deep), l’un d’un des plus grands braqueurs de banque qu’est connu l’Amérique des années 30.

Fort d’un casting impressionant et d’un réalisateur au talent unanimement reconnu, Public Enemies avait tout pour devenir une nouvelle référence du genre. Malheureusement, il n’en sera rien. Pourquoi ? Tout d’abord, s’appuyant sur un très fort concentré d’action, Mann en a peut être oublié l’essentiel: le fond. En effet, le personnage de Dillinger, véritable culte à l’époque, n’est que très peu travaillé et le spectateur n’apprendra finalement pas grand chose sur lui. Il en va de même avec Billie (Marion Cotillard), la compagne de Dillinger, et Melvin Purvis (Christian Bale), le célébre agent fédérale qui fut à sa poursuite. De plus, certains dialogues peuvent vraiment apparaitre comme stupides (notamment au moment de la rencontre entre Dillenger et Billie), ce qui nuit à la crédibilité de l’œuvre.

Autre défaut, et non des moindres, la bande originale est des plus décevantes. Par exemple, l’air principal (celui de la bande d’annonce) est repris plusieurs fois dans le film, preuve que Mann n’avait pas grand chose à se mettre sous la dent.

Cependant, malgrès tout ces défauts, le film est loin d’être mauvais. En effet, la mise en scéne est excellente (Mann utilise maintenant la Haute Définition, ce qui accentue grandement l’immersion), les acteurs sont irréprochables (surtout Depp, parfaitement bien dans son rôle) et le rythme tient particulièrement en haleine. Le final est quant à lui réussi.

Malgré qu’il soit bon, Public Enemies est une petite déception. On était en droit d’en attendre plus, surtout au vu de son casting.

A consommer avec modération.

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No country for old men

juillet 13, 2009

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No country for old men des frères Coen. Avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem et Josh Brolin.

Par un jour de sécheresse à la frontière mexicaine,  Llewelyn Moss (Josh Brolin) tombe par hasard sur des cadavres gisant près de véhicules abandonnés remplits de cocaïne. Llewelyn décide alors en toute logique de chercher le dernier survivant de ce terrible deal qui a mal tourné et finira par découvrir une malette remplie de millions de dollars. C’est le début du calvaire de Llewelyn qui devient alors une proie pour le terrifiant Anton Chigurh (Javier Bardem), lui même traqué par le veillissant shérif Bell (Tommy Lee Jones)…

Récompensé en 2008 par deux Golden Globes et quatre Oscars dont celui du meilleur film, No country for old men fait partie de ces chefs d’oeuvre indémmodable dont on parlera encore dans plusieurs décennies.  Brillamment interprété par son trio d’acteurs qui vaudra à Javier Bardem l’oscar du meilleur second rôle, le film est un concentré terrifiant de violence qui montre que “non, ce pays n’est pas pour le vieil homme”. Non, il n’est pas pour Boss, ce shérif veillissant qui n’arrive plus à comprendre le monde qui l’entoure. A travers Anton Chigurh, véritable “dégénéré” qui n’a aucun principe ni aucune valeur, les frères Coen ont réussi à personnifier la violence.

La nature joue elle aussi un rôle prépondérant. Ce désert infini souligne l’impossibilité d’une éventuelle cachette pour le malheureux Llewelyn qui ne pourra échapper à son tragique destin.

No country for old men est un film qui se voit plus qu’il ne se raconte.

A consommer sans modération.

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